0 Étude de marché de l’habitation au Canada par Re/Max pour 2012 Par | Analyse du marché, Conseils aux acheteurs, Conseils aux vendeurs, Immobilier  
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Selon RE/MAX, la plupart des marchés de l’habitation au
Canada retrouveront des conditions équilibrées en 2012, tandis que
le prix des propriétés résidentielles devrait fracasser de nouveaux records

Laval (Québec), le 6 décembre 2011 – Défiant toute logique, le marché de l’immobilier résidentiel au Canada a surpassé les attentes en 2011 en clôturant une autre année prospère dans pratiquement toutes les gammes de prix. Cette tendance devrait se poursuivre en 2012, alors que les Canadiens continuent de prêter foi au secteur malgré les craintes entourant la crise de l’endettement en Europe et ses incidences sur l’économie mondiale, estime RE/MAX dans un rapport publié aujourd’hui.

Dans ses Perspectives immobilières 2012, RE/MAX a examiné les tendances et l’évolution du secteur immobilier dans 26 marchés importants au pays. De ces marchés, 88 % anticipent une hausse du prix moyen de l’ordre de 1 % à 16 % à la clôture de l’exercice. Au Québec, cette augmentation devrait se chiffrer à 5 % à Montréal et à 4 % à Québec. Selon le pronostic établi pour 2012, cette tendance haussière s’essoufflera légèrement, mais continuera d’excéder les résultats de 2011. Une majoration du prix moyen des habitations de 2 % est prévue l’an prochain, tant à Montréal qu’à Québec.

On s’attend également à ce que 85 % des marchés réalisent des ventes immobilières égales ou supérieures aux niveaux de 2010, comme ce sera le cas pour Saskatoon, où les ventes ont explosé de 13 % par rapport à l’an dernier, de même que pour Calgary, Winnipeg, Hamilton-Burlington et Sudbury, où les ventes ont bondi de 8 %. Montréal ira à l’encontre de cette tendance en enregistrant un modeste recul de 3 % en 2011, tandis que les ventes à Québec resteront stationnaires par rapport aux niveaux de l’an dernier. En 2012, près de la moitié des marchés canadiens devraient égaler le rendement de 2011, tandis que les autres prévoient une progression de 1 % à 5 % l’an prochain. Seules Montréal et Québec font exception à la règle, compte tenu du léger ralentissement de leurs ventes résidentielles prévu l’an prochain.

On estime que d’ici la clôture de l’exercice 2011, 460 000 propriétés changeront de propriétaire au pays, une hausse de 3 % par rapport aux 447 010 unités rapportées en 2010. Les ventes devraient progresser de 1 % en 2012, pour atteindre 464 500 unités. Par ailleurs, le prix moyen des propriétés canadiennes devrait grimper de 7 %, pour s’établir à 363 000 $ en 2011, comparativement à 339 030 $ il y a un an. D’ici la clôture de l’exercice 2012, le prix moyen au Canada devrait s’apprécier encore de 2 %, pour atteindre 371 000 $.

« Même si les prix poursuivront leur envolée en 2012, les acheteurs bénéficieront d’une offre accrue qui les incitera à aller de l’avant », a déclaré Sylvain Dansereau, vice-président exécutif de RE/MAX Québec. « Il s’agit d’une nouvelle particulièrement encourageante pour les acheteurs québécois, qui sortent d’une longue période favorable aux vendeurs. Si l’on prévoit un léger recul des ventes au Québec, la plupart des marchés resteront stables ou progresseront timidement, à l’instar du PIB qui croîtra à un rythme plus modéré en 2012. En fait, c’est surtout la confiance des consommateurs qui déterminera si les marchés égaleront ou surpasseront les prévisions. Des hausses inattendues des taux d’intérêt pourraient aussi servir à galvaniser les ventes. »

Le redressement des conditions économiques à l’échelle locale et provinciale devrait stimuler davantage l’activité immobilière, et ce, tout particulièrement au cours du deuxième semestre de 2012. Les marchés de Calgary, de Saskatoon et d’Halifax-Dartmouth devraient se classer premiers au chapitre des ventes d’unités résidentielles au pays en 2012 avec une augmentation prévue de 5 %. Regina, la région du Grand Toronto, Saint-Jean, Moncton et St. John’s anticipent pour leur part une hausse de leurs ventes de 3 % l’an prochain.

« Les fondements économiques sont favorables à la stabilité de la demande, dans la mesure où les efforts de création d’emploi se poursuivent et où le taux de chômage continue à régresser », a souligné Elton Ash, vice-président régional exécutif de RE/MAX pour l’Ouest canadien. « Partout au pays, l’immobilier poursuit son essor, de sorte que les consommateurs verront l’an prochain qu’ils ont raison de faire confiance au secteur depuis 10 ans. Tout repose sur la croyance croissante en l’immobilier, surtout chez les membres de la génération X et de la génération Y, dont certains deviennent propriétaires plus tôt qu’avant. Les baby-boomers et les retraités changent eux aussi. En meilleure santé et plus actifs qu’avant, ils ont une meilleure espérance de vie. Dans l’ensemble, nous assistons au prolongement du cycle d’accession à la propriété, ce qui est une excellente nouvelle pour l’immobilier. »

Bien que la diminution des niveaux d’inventaire ait contribué à la montée régulière des prix dans la plupart des marchés canadiens cette année, le renflouement de l’offre en 2012, qui reviendra aux niveaux d’avant, devrait endiguer la pression haussière qui s’est exercée sur le prix moyen. L’appréciation la plus importante est attendue à Regina, où les prix devraient bondir de 8 %, suivie de la région du Grand Toronto, d’Halifax-Dartmouth et de St. John’s, qui afficheront des gains de 5 %. Dans l’ensemble, 81 % des marchés à l’étude devraient battre de nouveaux records au chapitre du prix moyen l’an prochain. Les villes de Montréal et de Québec marqueront elles aussi de nouveaux sommets en atteignant respectivement 320 000 $ et 251 000 $. Notons par ailleurs que le prix moyen franchira la barre des 800 000 $ dans la région du Grand Vancouver et atteindra les 300 000 $ à Regina et à Kitchener-Waterloo.

« Les consommateurs canadiens ont l’intention de bouger maintenant, avant que les prix ne montent », a remarqué Michael Polzler, vice-président exécutif de RE/MAX en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique. « Les marchés immobiliers ne sont pas à l’abri des difficultés économiques qui nous guettent, mais ils ont prouvé leur résistance plus d’une fois. L’année 2011 est un bon exemple, car loin de voir leurs ventes et leurs prix reculer sous l’effet des préoccupations économiques au pays et outre-mer, les marchés ont rebondi malgré la volatilité du troisième et du quatrième trimestre. En 2012, l’immobilier sera à l’image d’une santé et d’une modération sans cesse renouvelées. »

Autres faits saillants :
•    La croissance démographique et l’immigration sont deux facteurs déterminants qui devraient soutenir la demande immobilière et la formation des ménages d’ici les prochaines années. Depuis 2000, la population canadienne a augmenté de 11 %. D’ici 2031, on prévoit que plus de 42 millions de personnes auront élu domicile au Canada.
•    Les investissements continueront également d’affluer dans les grands centres canadiens, alors que les immeubles locatifs remporteront la palme des placements les plus recherchés. Les faibles taux d’inoccupation des logements et la volatilité des marchés boursiers ont insufflé un nouveau souffle à ce segment de marché en 2011 et devraient continuer d’influencer les ventes à la hausse.
•    Les copropriétés devraient continuer de gagner de nouvelles parts de marché, surtout dans l’Ouest canadien et en Ontario. La densification de la population urbaine influe sur les comportements d’achat et donne lieu à l’introduction de nouvelles solutions abordables qui jouent un rôle crucial en rendant la propriété accessible malgré l’envolée des prix.
•    L’offre dans les grands centres canadiens augmentera grâce aux efforts que les municipalités consacrent au réaménagement et à la revitalisation urbaine.

RE/MAX est l’entreprise immobilière numéro un au Canada, avec plus de 18 500 courtiers immobiliers répartis dans plus de 700 franchises indépendantes et bureaux au pays. Le réseau de franchises RE/MAX, qui en est aujourd’hui à sa 38e année d’existence, est une organisation immobilière d’envergure mondiale, en activité dans près de 80 pays. Plus de 6 200 franchises emploient plus de 89 000 courtiers immobiliers, qui sont des chefs de file de l’industrie en fait de professionnalisme, d’expérience et de production. Ces courtiers offrent des services immobiliers dans les secteurs résidentiel et commercial, de l’indication de clients et de la gestion de biens.

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